[Critique] Bombay Bicycle Club – Everything Else Has Gone Wrong

Note : 3 sur 5.

Sortie le 17 Janvier 2020 :

Une longue pause, des projets solo et la volonté d’expérimenter de nouvelles musicalités, n’ont pas décapité Bombay Bicycle Club pour autant. De retour après 3 ans d’absence, le quatuor Anglais offre le tant attendu Everything Else Has Gone Wrong. Peut-il, qualitativement justifier cette longue remise en question et redresser la trajectoire de cette attachante troupe ?

Bombay Bicycle Club n’a d’Indien que le nom, inspiré par un restaurant de spécialités situé sur King’s Road. Il faut bien admettre cependant, que dans leurs plus profondes compositions, les britanniques sont souvent parvenus à nous téléporter vers les splendeurs du Rajasthan. Nimbé du Pop Rock emblématique de la formation, Everything Else Has Gone Wrong ne peine pas à convaincre dès son Get Up. Psychédélique à souhait, il se veut entraînant et de bon augure pour la suite des événements.

Le souffle retrouvé, Jack Steadman communique avec soin de réelles émotions. Tantôt pop énergique, tantôt plus posé et planant, l’album se démarque de ses prédécesseurs par sa fluidité extrêmement bien rythmée. Si l’on pourrait déplorer une certaine linéarité, symptomatique de toutes les œuvres de Bombay Bicycle Club, Everything Else Has Gone Wrong offre tout de même de très séduisantes perles, à l’image de Eat, Sleep, Wake (Nothing But You).

I may not say it outwardly

So all I have are memories

Those looks at the start, the words in the dark

But never a flame, we just wanted the spark

Césure salvatrice

Sans être une oeuvre mémorable, Everything Else Has Gone Wrong prouve une maîtrise certaine d’un art poétique. Il démontre que ces années de silence ont permis un souffle nouveau et durable. Avec des titres comme People People, Bombay Bicycle Club s’impose comme l’un des principaux lieutenants d’un genre que l’ont ne peut pas vraiment détester tant il est thérapeutique. Cependant dans cette new-wave indie, False Alarm de Two Doors Cinema Club, paru l’été dernier, semble plus armé pour symboliser l’électro pop-rock dans ce qu’il a de plus accompli.

Aérien, quasi-romanesque et d’une sincérité sans faille, Jack Steadman, Jamie MacColl, Suren de Saram et Ed Nash n’en ont pas terminé avec la créativité, et c’est ce qu’il faut retenir de Everything Else Has Gone Wrong. Avec ce bon album, les Londoniens lancent 2020 sur de solides bases. De quoi espérer une année aussi riche en retours, en découvertes et en confirmations, que 2019.

En concert le 22 Mars 2020 au Trabendo à Paris

Hugo Cellarier

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