[Critique] Foals – Everything Not Saved Will Be Lost: Part 2

Note : 5 sur 5.

Sortie le 18 Octobre 2019 :

2019 est incontestablement l’année de Foals. Tout juste remis d’une 1ere partie qui frôlait la perfection, parue au mois de Mars ? Le quatuor Oxfordien sort désormais sa suite, confirmant au passage son ascension fulgurante ! Plus inspirés et relâchés que jamais, ils offrent un album mémorable, probablement le plus complet de leur discographie, mais également de l’année 2019.

Plus rock et énergique que son excellent prédécesseur, ENSWBL – P.2 vient conclure en beauté un cycle maîtrisé de bout en bout. Enflammé et addictif, il force l’admiration pour cette bande qui ne cesse de réinventer un genre qu’elle a elle-même créée. L’envoûtement du printemps laisse sa place à la rage de l’automne, prouvant que Yannis et sa troupe n’en ont pas terminé avec le monde.

L’album est propulsé par le titre the Runner, sans équivoque le meilleur tube de Foals. Orné d’un génial clip réalisé par le français Quentin Deronzier, et mettant en scène Vincent Heneine, doppelgänger du génie Phillipakis, il s’impose comme le morceau clé. Rock transcendant au refrain débordant de puissance, il détient tous les ingrédients pour s’affirmer comme le son rock de 2019.

When I, when I fall down, fall down

Then I know to keep on running

Oh, when I fall down, fall down

Won’t you come to keep me running?

Légendaire

Intelligent et raffiné, ENSWBL – P.2 se compose de 10 titres mêlant rage dans Black Bull et absolue suavité dans Into the surf. Ce dernier, planant et diablement beau, prouve à quel point Foals se complaît dans ce déchirement d’émotions à profusion. Les britanniques maîtrisent tout ce qui peut l’être. Rock assumé oblige, les riffs sont plus présents qu’auparavant, plus agressifs et saccadés ; ceux-ci couplés à la batterie enchanteresse de Jack Bevan installent, comme une évidence, Foals, dans la légende.

Soudain, la frénésie devient hypnose, alors que Neptune se dévoile. Occupant les 10 dernières minutes d’un crescendo ultra-mélodique, il vient clore le merveilleux diptyque d’un silence si apaisant. La boucle est bouclée, et le monde endormi, la musique de Foals trône sur le monde du rock moderne. L’apocalypse s’est déroulée dans une poésie, douce et révoltée, au cœur de laquelle transparaît les infinies anxiétés inhérentes à notre temps.

Hugo Cellarier

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s