[Critique] Catfish and the Bottlemen – The Balance

Note : 3 sur 5.

Sortie le 26 Avril 2019 :

Le Pays de Galles, solide pilier de la tradition du rock Britannique, ne manque pas de présence dans le renouvellement de la scène internationale. Parmi ses plus prometteurs poulains, il y a Catfish and the Bottlemen, un quatuor dont l’ascension impressionne depuis désormais 5 ans. Deux excellents albums plus tard, les voilà de retour accompagné de The Balance ; comme l’aboutissement d’une pertinente trilogie.

Formé en 2007, le groupe a attendu sept longues années pour sortir leur premier album studio The Balcony, avant d’offrir l’excellent The Ride, en 2016, qui les propulsa au sommet des charts Britanniques. Au-delà de la ressemblance dans les noms des projets, celle-ci intervient également dans le design visuel des pochettes. Le crocodile qui se mord la queue laisse sa place à toucan ?  sirotant son soda, dans la même veine minimaliste, dénuée de couleur.

Mais, c’est principalement la continuité musicale qui intéresse ; à l’écoute de The Balance, les fans ne seront ni déroutés, ni déçu. Catfish and the Bottlemen demeurent fidèle à ce qui permit leur émergence. Bourré d’énergie, de tonicité et de talent, le disque, dans la lignée de ses prédécesseurs, impressionne par sa constance, et l’absence totale de lassitude chez l’auditeur. Longshot, en ouverture, est une réelle claque. Puissant et riche, ce premier single est en lui-même la définition la plus approprié du rock des quatre gallois.

Listen, the distance between us, could’ve took a while

Once we closed that difference, you turned up like a friend of mine

Every once in a while, the little things make me smile

As if one of our longshots paid off

Entracte bienvenue

L’absence d’ennui pourrait être attribuée au jaillissement d’Intermission, un morceau planant, qui intervient à l’issue du 7e titre, Basically. Celui-ci détend un rythme jusqu’alors effréné. Il rattrape et recharge l’oreille, la préparant pour ce qui suit. Bien pensé, tout l’album est une réussite, il n’y a guère de point faible, si ce n’est les 2-3 sons dont l’intérêt me parait plutôt moindre. Ceux qui n’aimaient pas les deux premiers fuiront celui-ci.

Cependant, il faut bien admettre que les originaires de Llandudno maîtrisent parfaitement leur art, et que le pari de ne rien changer est bel et bien le bon. A quoi bon se réinventer si formule est encore à ce point efficace.  Tout du long, la voix addictive du jeune leader Van McCann est sublimée par le jeu parfait de ses trois acolytes. The Balance se conclue en beauté sur Overlap, comme il avait commencé, faisant oublier les quelques légers défauts de cette franche réussite.

Hugo Cellarier

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