[Critique] Frank Carter & The Rattlesnakes – End Of Suffering

Note : 3 sur 5.

Sortie le 3 Mai 2019 :

Pour Frank et sa joyeuse bande de serpents à sonnette, il n’est pas question de perdre du temps. Avec End Of Suffering, les quatre punks Anglais présentent déjà leur 3e album en moins de quatre ans. Après deux disques bons, à défaut de transcender, l’heure est-elle enfin à la confirmation ?

Ce qui est certain, c’est que le rythme effréné du quatuor n’entame ni leur énergie ni leur détermination. Créatif et innovant, End Of Suffering se veut plus sage que ses prédécesseurs, chargé de l’intimité d’un leader écorché vif, martyr d’une douloureuse phase de dépression. L’obscurité latente envahit l’écoute, et l’auditeur. Grisaille et papillons noirs, spleen. Le son est parfois répétitif, et certainement loin d’être aussi explosif que ce que l’on pourrait attendre de Frank Carter & The Rattlesnakes, mais il faut admettre que les morceaux sont travaillés, voire enjôleurs pour quelques-uns.

Récit réaliste de l’affliction, End Of Suffering n’a d’optimiste que le nom. Bien qu’il interroge sur la route qu’emprunteront les Britanniques, il ne peut-être qualifié de décevant. Déconcertant et inattendu, oui. Cependant, rassurez-vous, bon nombre de compositions seront des bombes de scène, tant le groupe nous a habitué à déflagrer en live.

Love is just a healing flame
But it still hurts you just the same
And I don’t want to play it all again

Insectes et roi reptile

Deux chansons se distinguent par leur qualité, Why a Butterfly Can’t Love a Spider ainsi que Tyrant Lizard King. Leur unique défaut serait d’être toutes deux en ouverture de l’album, entraînant une sérieuse baisse de régime. Puissantes et agressives, elles apportent une réelle élégance au tout. Le grand Tom Morello (guitariste de Rage Against the Machine et d’Audioslave) assiste d’ailleurs les serpents à l’heure d’évoquer le terrible Roi Lézard.

And he is ice cold, born bold
Never bought and never sold
First kiss, knock-out swing
Fire-breathing tyrant lizard

End of Suffering divisera, décevra, touchera, surprendra, et ce également à l’intérieur d’une même tête. Déchiré entre mélodieuses ballades et lourds projectiles garage, il n’a rien d’alarmant, et s’impose incontestablement comme le plus soigné de la trilogie. Frank Carter & the Rattlesnakes sont créatifs et inspirés, et plus qu’impressionnants sur scène.

Frank Carter & the Rattlesnakes se produiront cet été aux Eurockéennes de Belfort (90) le 6 Juillet et à la Fête du Bruit dans Landerneau (29) le 9 Aout.

Mais également à l’Elysée Montmartre (75) le 28 Octobre et à l’Epicerie Moderne à Feyzin (69) le 11 Novembre.

Hugo Cellarier

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