[Critique] Andrew Bird – My Finest Work Yet

Note : 4 sur 5.

Sortie le 22 Mars 2019 :

Après plusieurs années de silence, le pourtant prolifique Andrew Bird fait son grand retour avec My Finest Work Yet. En prenant le parti d’un tel nom d’album , le chanteur américain n’avait pas d’autre choix que d’offrir un projet des plus aboutis.

Dès la première écoute, My Finest Work Yet est finalement proche de ce que l’on peut trouver dans les nombreuses créations du polyvalent Illinois. Le choix de cette zone de confort fait défaut à un titre devenu inadapté. L’enthousiasme associé à « sa plus belle œuvre » aurait bien légitimé l’exploration d’un nouveau registre, une aventure vers d’inattendues directions.

Cependant, My Finest Work Yet est loin d’être un mauvais album. Il tire par ailleurs un très grand mérite dans sa faculté à entraîner l’auditeur au fil des chansons. Ne souffrant d’aucune lourdeur, ni d’inconstance, Andrew Bird délivre ses meilleurs mots, bercés d’une si intense musicalité. Il emprunte au jazz, au folk ou encore au classique en les harmonisant pour n’en faire ressortir qu’un seul genre musical : le pur Andrew Bird.

Harmonie thérapeutique

S’il est une qualité inaltérable de Bird, c’est qu’il fait du bien. Il suffit de fermer les yeux quelques secondes pour qu’une composition nous arrache à nous même pour nous emmener voguer jusqu’à la plénitude. À désormais 45 ans, ses mots sont plus justes et sensés que jamais. Bon nombre d’entre eux justifieraient une citation dans ce papier. L’album s’ouvre sur l’excellent Sisyphus, replaçant et questionnant le Mythe de Sisyphe dans le monde moderne.

Let it roll, let it crash down low
There’s a house down there but I lost it long ago
Let it roll, let it crash down low
See my house down there but I lost it long ago

A l’opposé du châtié Roi Grec, et de la futilité de sa tâche, Andrew Bird est bien décidé à échapper à cette funeste condition. Un plaisante note d’optimisme dans un album qui ne l’est pas toujours.

Olympians, Don the struggle, Bellevue Bridge Club…et finalement tous les titres méritent une écoute, de par leur intensité lyrique, leur aboutissement musical, et leur pouvoir sur celui qui s’hasarde dans les ensorcelantes contrées d’Andrew Bird. Après réflexion, peut-être avons nous là « his » Finest Work Yet.

Andrew Bird sera le 14 Juin au Trianon à Paris !

Hugo Cellarier

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