[Critique] Rival Sons – Feral Roots

Note : 4 sur 5.

Sortie le 25 Janvier 2019 :

10 ans et 5 albums se sont écoulés depuis la formation des Rival Sons. En délivrant Feral Roots, leur 6e album studio, les Californiens continuent de prolonger le passé en proposant une musique à la hauteur de ce qui s’est fait de mieux dans les 60’s/70’s. La bande de Jay Buchanan signe en ce début d’année un opus de très grande qualité.

Rivals Sons s’inspire mais ne reprends pas. Le groupe ne se prend pas pour Led Zep ou Lynyrd Skynyrd mais appose bel et bien son empreinte dans un revival rock à l’identité affirmée. Entouré d’excellents musiciens, le meneur du groupe explore les potentialités d’une fabuleuse voix qui ne cesse de nous surprendre d’un titre à l’autre. Les 11 s’enchaînent d’ailleurs très vite, sans la moindre rupture brutale.

Nous avons, de toute évidence, affaire à un disque intelligent et maîtrisé, sans être bridé. L’album s’ouvre sur la chanson Do Your Worst, dont la sonorité Hard-Rock est diablement entraînante. Celle-ci se munit d’un refrain à la musicalité digne d’un très grand tube.

Oh my, oh my baby
Devil’s gonna get you if I don’t first
Take my body, take my body and do your worst

Des étoiles dormantes

L’album se poursuit sur cette tonalité fulminante dans la majorité des morceaux. Dans Feral Roots, rares sont les prises de risque, le groupe sait ce qu’il sait faire de mieux, et ne cherche à s’égarer à aucun moment. Cependant, difficile de ne pas évoquer le gospel qui accompagne le dernier morceau : Shooting Stars. On y découvre un mariage osé mais finalement judicieux et convaincant. Il conclut un album extrêmement viril avec beaucoup de douceur, sans renier pour autant la signature rock qui caractérise Rival Sons.

Feral Roots égale sans difficultés les attentes. Tantôt mélodieux, tantôt flamboyant, il surprend énormément par ses enchaînements naturels, et sa séductivité imprévisible. Rival Sons est l’un des groupes à suivre avec attention. Malgré une grande discrétion qui place légèrement le quatuor en retrait du paysage rock, il en est l’une des plus précieuses gemmes. Un trésor endormi, dont le réveil est toujours synonyme de grand album.

Mercredi 3 Juillet au Festival de Nîmes (30) / Vendredi 5 Juillet aux Eurockéennes de Belfort (90) / Samedi 6 Juillet à l‘American Tours Festival (37) / Dimanche 7 Juillet au Main Square Festival (62) / Samedi 13 Juillet à Musilac (73)

Hugo Cellarier

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